La Cité (éphémère) de la danse

Une installation chorégraphique et performance créée au MAC VAL par Tatiana Julien, en collaboration avec les chorégraphes Fabio Novembrini, Dante Murillo et Lucy Suggate, ainsi qu’avec 10 amateurs / performeurs, dans le cadre de Dancing Museums.

 

La Cité (éphémère) de la danse est un projet qui a été créé au musée du Mac Val du 28 au 31 mars 2017, dans le cadre de deux années de recherche dans Dancing Museums, projet européen mené par la Briqueterie, et où ont été recherchées différentes méthodes d’interaction avec les publics dans les musées. La Cité (éphémère) de la danse est un projet d’installation chorégraphique qui s’articule autour de trois questions allouées normalement aux missions d’un musée : archiver, partager, protéger.

Toutes ces questions que nous proposons ici sont mises en œuvres sous la forme d’une installation presque muséale de la danse, et nomade, dont le principe est de s’emparer d’un lieu pour s’y installer une semaine et donner la possibilité aux visiteurs, au public, d’explorer tout ce qui fait que la danse existe en dehors du moment du spectacle. Les coulisses de la danse.

Ce projet se situe entre l’œuvre artistique et la médiation culturelle. Il s’interroge sur les manières d’inclure le public au maximum dans la danse, de l’impliquer dans un processus ludique et de découverte face à l’acte de création chorégraphique – la plupart du temps pleine d’opacité et de mystère -, de pratiquer la performance par lui-même et de l’impliquer, au fond, dans un questionnement sur la nécessité de la danse dans le monde.

« LA CITÉ (ÉPHÉMÈRE) DE LA DANSE est un espace d’incubation de la création chorégraphique, un laboratoire partagé, une installation participative inédite des backstages de la danse. On y donne à voir et à explorer, à expérimenter tout ce qui fait que la danse existe en dehors de l’endroit du spectacle. Pendant 1 semaine, 1 chorégraphe, 1 vidéaste, 1 écrivaine/journaliste, et 10 amateurs répondent à l’utopie d’une écologie de la danse, tous les après-midis. Ils partagent le plus largement possible leur monde, livrent leur démarche, confessent, dialoguent, performent, partagent, interagissent, recherchent pour et avec un public placé au cœur du dispositif. Ainsi s’ouvrirait un pôle éphémère de ressources dans une cité sans mur : Vivre une expérience dans tout l’espace d’un théâtre, au dehors et sur l’espace virtuel. En prendre possession et le rendre massif, sur #citedeladanse ! »

Tatiana Julien