Ruines

Agnès Izrine – Danser canal historique • 23 novembre 2014

« La gestuelle de Tatiana Julien traverse toute une histoire de la danse contemporaine, avec ses moments très expressionnistes mais aussi avec une force concentrée et secrète qui pourrait faire penser à une Agnès de Mille de Fall River Legend, voire au grands drames à la Graham. Elle dégage une puissance féminine à partir de ce presque-rien qui compose Ruines, ses dépouillements, sa profondeur très singulière. Tatiana Julien nous transporte dans une temporalité incertaine, sur les Ruines d’un monde interdit, où l’espoir reste en suspens. Réalisé en collaboration avec Marine de Missolz, comédienne et metteuse en scène, sur une très belle musique de Pedro Garcia-Velasquez, Ruines, est un très beau spectacle, plutôt contemplatif (…) »

Géraldine Bretault – Toute la culture • 9 février 2015

« Le dispositif scénique s’articule autour d’une coulisse sur scène – un espace de retranchement qui permet à l’interprète de se soustraire aux regards, de disparaître de notre champ visuel sans pour autant quitter la scène. Visible ou invisible, la présence de Tatiana reste intense. Portée par une féminité infinie, forte et déterminée, ainsi qu’une pudeur qui s’autorise toutes les audaces, la chorégraphe livre à son public si proche les tourments qui l’animent. »

Guy Degeorges – Blog Un soir ou un autre • 15 février 2015

« Le propos ici est grave, les mouvements forts et sans retenue. Je suis sensible à cette criante inquiétude. Parfois je la quitte pourtant il y a peut-être trop ici, encore à décanter, et il me faut accepter le sens du drame. Mais elle ose et offre l’intensité. Me fait apercevoir ces fragments d’absence qui surgissent, ces failles. Elle partage la recherche de l’invisible sur scène, il y a un angle mort, un trou noir, elle parait toujours au bord de s’y effacer, ou de se fondre contre le mur, puis revenir avec une si forte présence. Elle réussit à mettre en scène l’impossibilité. Il y a-t-il de l’espoir ? »

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Douve, trio

Gw.D – La Terrasse • 30 janvier 2013
Tatiana Julien enlace par le mot l’impalpable des mots du poète Yves Bonnefoy

« Tatiana Julien livre une lecture sensible du recueil où résonnent la douleur du deuil, l’expérience de la mort, l’érotisme confus de la chair abandonnée. (…) A travers cette exploration aux lisières de la parole et de la danse, Tatiana Julien ourdit aussi un questionnement “sur les limites du geste, comme des mots, dans l’incarnation du réel »

Géraldine Bretault – Toute la culture • 11 février 2013
La poésie à l’œuvre

« Mettant l’accent sur la force de l’ancrage au sol et l’expression des mains, Tatiana Julien a comme exhumé une chorégraphie enfouie depuis des temps primitifs, avant que le Verbe ne surgisse du corps. Toute la puissance de la pièce et des émotions véhiculées tient à la foi des interprètes, qui forcent notre adhésion sans retenue. Comme dans La Mort et l’Extase, il y a quelque chose d’éminemment sacré dans la danse de Tatiana Julien, de l’ordre d’une mystique charnelle et sauvage, à l’érotisme latent. Derrière les glissandos et les pas chaloupés, se dessine le souvenir de Martha Graham, et de sa danse chevillée au corps, qui elle aussi sondait les forces telluriques enfouies dans la mythologie. »

Didier Taberlet – Le Bien public • 31 janvier 2014
Tout en féminité

« Le trio n’incarne pas Douve mais offre une danse originale qui tente de porter toute la fulgurance du poème. »

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Douve, première figure

Armelle HéliotLe Figaro • 13 juillet 2012
Avignon : on y danse, on y danse !

« Comme promet, dans la radieuse beauté de sa jeune énergie, Tatiana Julien, robe longue noire à dos nu, pieds nus, visage dégagé, regard ferme, autorité de tout l’être. Dans Douve, première figure, elle utilise à merveille l’espace rond, la proximité troublante avec le public. Sur les musiques de Pedro Garcia Velasquez et sous le regard d’Alexandre Salcède, collaborateur «littéraire», cette danse «parle». Forte personnalité de Tatiana Julien. »

Laurent LévyParis Art • juillet 2012

« Avec Douve, première figure la chorégraphe Tatiana Julien plonge au coeur d’un labyrinthe mental dont le spectateur ne sort pas indemne. Inspirée du recueil d’Yves Bonnefoy Du mouvement et de l’immobilité de Douve, elle offre une création, prélude à un travail futur, qui s’inscrit au plus profond de soi comme un coup de poing. »

Philippe VerrièleLa lettre du spectacle • 14 septembre 2012
Tatiana Julien : hold-up sur la rumeur

« D’un bras tendu vers le ciel avec la grâce d’une reine, Tatiana Julien a réussi le hold-up sur Avignon avec le solo Douve, première figure. La chorégraphe de vingt-trois ans était programmée pour une semaine dans le cadre du Micadanses in Avignon off (MIAO), à la Condition des Soies. Après cinq jours, elle devait refuser l’équivalent d’une salle complète. (…) »

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La Mort & l’Extase

Guy DegeorgesBlog Un soir Ou Un Autre • mai 2011

« L’audace, l’ampleur et la crudité de cette entrée en matière suffisent à élever la pièce à un rare, même périlleux, niveau d’intensité. Nous sommes entrainé à un voyage aux enfers, une errance spectaculaire d’âmes en peine, damnées, sans but ni espoir, aux trajectoires perdues et circulaires. »

Philippe VerrièleMagazine Danser •  juillet-août 2011

« La très jeune Tatiana Julien peut, avec la Mort, l’Extase approcher une certaine outrance »

Jean Marie GourreauCritiphotodanse • février 2012

« Tatiana Julien a conçu, avec la Mort & l’Extase, une oeuvre puissante, posant à nouveau la question du rôle de la religion et des croyances dans notre société, tant présente que passée. La cohésion des interprètes et leur expressivité sont remarquablement soutenues par la chaleur exceptionnelle de la voix du contre-ténor Rodrigo Ferreira. Une oeuvre certes angoissante mais libératrice de nos tabous les plus profondément ancrés. »

Géraldine BretaultToute la culture • février 2012

« C’est alors que l’écriture de Tatiana Julien, avec sa patte si réaliste et élaborée, prend toute son ampleur, pour construire un tableau charnel d’une beauté et d’une puissance absolues. Et dont la force réflexive incarne au plus près de la chair des enjeux politiques et religieux d’une extrême actualité. Un spectacle qui nous prend aux tripes et à l’âme, pour nous laisser exsangues, bouleversés. »

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