Interprète dans Initio

Née en France, Léa Trommenschlager reçoit dès son plus jeune âge une formation musicale complète et découvre sa passion pour l’opéra en participant en 2000 à la production Hänsel und Gretel d’Humperdinck à l’Opéra national du Rhin, -mes Lukas Hemleb. En 2005, elle intègre le Conservatoire de Strasbourg où elle a pour professeur Henrik Siffert. Elle s’y forme également en jazz vocal auprès de Claudia Solal, Martin Gester pour l’interprétation de la musique ancienne, ainsi qu’auprès d’Armand Angster et de Denis Dercourt pour la musique de chambre et l’interprétation Pendant ses études, elle se produit dans de multiples projets, tant en duo, qu’en musique de chambre ou avec orchestre. En 2010, elle donne un récital à l’Opéra national d’Alger avec la pianiste Erika Hashimoto dans le cadre du Festival International de Musique Symphonique d’Alger. Après s’être formée pendant deux ans auprès de la soprano Françoise Kubler qui l’initie aux répertoires modernes et contemporains et avoir obtenu ses prix avec mention à Strabourg, elle intègre en septembre 2010 la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin où elle étudie auprès de Norma Sharp. Elle continue de se former avec Jacques Chuilon à Paris et auprès du chef Edwî Scholz à Berlin; et reçoit également les conseils de Dietrich Fischer-Dieskau, Christine Schäfer, Julia Varady, Dawn Upshaw, Wolfram Rieger, Ian Bostridge, Julius Drake et Montserrat Caballé. Léa s’associe très régulièrement à des projets de création contemporaines avec des compositeurs de sa génération et participe à de nombreuses premières d’oeuvres. Dans les répertoires de la mélodie et du Lied, elle a le plaisir de travailler avec les pianistes Alphonse Cemin, Alexander Fleischer, Elizabete Šīrante et Jonathan Ware. On a pu l’entendre sous la direction de R. Alpermann dans des Cantates de J.S. Bach et à la Konzerthaus de Berlin (Desdemona, Leonora, Verdi) A l’été 2011, elle est sélectionnée pour participer à l’Académie Européenne du Festival d’Aix-en-Provence, et est lauréate de l’Académie. En octobre 2011, elle chante le rôle de la comtesse dans l’Opéra Die Verschworenen de Schubert, au HAU-Theather de Berlin –mes Margita Zalite- , puis incarne le rôle féminin dans l’opéra d’Arthur Lavandier “De la Terreur des Hommes” créé à Paris avec l’Ensemble Le Balcon, sous la direction de Maxime Pascal. En février 2012, elle est Cleopatra (Giulio Cesare) de Haendel à Berlin. Léa s’est également vu attribuer une bourse d’artiste par le DAAD et a été deux années consécutives Young Artist au Britten-Pears Programme du Festival d’Aldeburgh. Après plusieurs concerts au Festival d’Aix-en-Provence à l’été 2012, Léa poursuit la tournée du spectacle autour de la correspondance d’Erik Satie -mes Jean Bellorini- débutée en février 2012 à Paris et passant par l’Opéra de Toulon, le Théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence, la salle Flagey à Bruxelles et l’Opéra de Metz. En avril 2013, elle chante dans “Wie man findet, was man nicht sucht” à la Tischlerei du Deutsche Oper de Berlin -mes Michael Höppner- et au mois de Mai le rôle-titre dans la production d’Ariane à Naxos de Strauss au Théâtre de l’Athénée à Paris –mes Benjamin Lazar-, avec l’ensemble Le Balcon, direction Maxime Pascal. A l’été 2013, elle s’est produite avec d’autres lauréats de l’Académie du Festival d’Aix-en-Povence au festival « Nuits de la Moutte » à St. Tropez ainsi qu’au Festival « Classique au Vert » au Parc Floral. Elle chante Fiordiligi dans Cosi fan Tutte -mes Margita Zalite, à la Tischlerei du Deutsche Oper de Berlin en octobre 2013. En 2014, elle chante dans la production « Doppelgänger » -mes David Marton créée au Schauspiel Stuttgart et en tournée au Maillon de Strasbourg et en Russie en 2015. À l’été 2014, Léa est invitée à se produire en récital aux festivals d’Aldeburgh, au Samuel Beckett – Happy Days Festival avec le pianiste Julius Drake et au festival d’Aix-en-Provence où elle chante notamment les Vier Letzte Lieder de Richard Strauss sous la direction d’Alain Altinoglu.

Récemment, on a pu entendre la soprano à l’Opéra de Lille, au Théâtre de l’Athénée à Paris, à la Konzerthaus de Berlin, à La Folle Journée de Nantes, au Théâtre du Châtelet, au Théâtre des Salins à Martigues, au Schauspiel de Stuttgart, à La Criée à Marseille ainsi qu’au Tchekhov Festival de Moscou. Après une tournée en Allemagne ce printemps, où elle interprétait la IVe symphonie de Mahler sous la baguette de J. Klumpp, Léa Trommenschlager enregistre l’opéra radiophonique « Opus Magnus » du compositeur Manuel Durão avec l’ensemble Podium.

Cette saison, après ses débuts à l’Opéra de Lille pour la création de l’opéra « Le Premier Meurtre » d’Arthur Lavandier, on retrouvera la soprano à Salzbourg pour « Jakob Lenz », opéra de W. Rihm, puis dans une création avec le guitariste-compositeur Marc Ducret, mais également en récital avec Alphonse Cemin au Théâtre Impérial de Compiègne. Léa chantera sous la baguette de Vincent Dumestre avec le Poème Harmonique dans l’opéra « Il Terremoto » de Draghi à Cracovie ainsi que dans l’opéra-chorégraphique « Initio » de T. Julien et P. Garcia-Velasquez au Théâtre national de Chaillot.

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